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notes

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02.10.26

Le projet de départ avec l'achat d'une Nintendo Switch 2, c'était de jouer à Pokopia.

On y incarne un métamorphe, un pokémon capable de prendre la forme d'autres pokémons et ici de les imiter. Après une création de personnage assez sommaire, on se retrouve dans une cave avec un autre pokémon qui servira de guide pendant le reste du jeu. Les pokémons sont ici tous en liberté et il n'est pas du tout question de les capturer et encore moins de les faire se battre en eux. On débloque des pokémons en recréant leurs habitats. Ils deviennent ensuite simplement des potes qu'on devra satisfaire en améliorant leur confort de vie.

Il y a quelques semaines, j'ai fait le choix de vie de ne plus penser à Zelda: Tears of the Kingdom que j'avais laissé en plan à quelques heures de la fin et de symboliser cela par un bon vieil achat compulsif. La vérité, c'est qu'on n’est pas obligé de finir un jeu si on n'y trouve plus de fun. J'avais à peine acheté Pokopia que j'étais donc passé à autre chose et que je peinais à trouver le temps de simplement démarré une première partie. Cela a finalement fini par arriver, mais je ne sais pas trop pourquoi, l'attente trop longue peut-être, mais ça ne m'avait pas trop convaincu, le jeu était un peu trop mou. Je ne me voyais pas non plus passer des heures à casser des cubes et fabriquer des trucs avec les mêmes cubes, comme dans le premier Minecraft venu quand bien même il y aurait des pokémons mignons.

Quelques jours plus tard, je l'ai montré à l'enfant en espérant qu'au moins une personne dans le foyer y joue et que ce ne soit pas un nouvel achat culturel complètement vain. Je ne sais pas trop si d'autres partagent cette expérience, mais regarder un enfant jouer à un jeu est une expérience très frustrante. Ils font n'importe quoi, explorent de façon complètement chaotique, ratent 90 % des indices et indications pour avancer dans le jeu. Dans sa partie de Pokémon rouge, il est au second village après une trentaine d'heures de jeux. Ils n'ont pas cette espèce de surmoi productiviste qui leur impose d'optimiser leurs parties pour arriver au bout dans un temps raisonnable parce que la vie est trop courte. Sans parler des illusions de grandeur et de compétitivité. Tant mieux pour eux. Si je me souviens correctement de nos parties de Super Mario Bros, NBA Jam ou Super Street Fighter 2, ce n'était pas beaucoup plus glorieux. Bref, je me suis rendu compte que j'étais entre le passager chiant qui conduit sans conduire et le parent performatif. Je l'ai laissé jouer tranquillement et à son rythme. Une fois les enfants couchés, j'ai repris ma propre partie et je n'ai pas lâché la console les quatre heures suivantes, à peu près tous les soirs depuis. Mon signal pour poser la machine, c'est quand la batterie est vide.

Le côté cosy est effectivement très relaxant et c'est peut-être ce qui me manquait en ce moment. Il y a vraiment très peu de confrontation, quand il y en a, c'est toujours un malentendu. Les pokémons deviennent aussi potes entre eux. Il n'y a jamais de conflits ou de désaccords. Je m'attendais à des systèmes d'antagonismes et que cela devienne de la gestion de voisinage, pour l'instant rien de cela à l'horizon. C'est un jeu où l'on passe son temps à rendre service quand on a envie sans que cela soit vraiment contraignant non plus si on fait le minimum de ce côté.

Le côté crafting et gestion d'inventaire est par contre là, mais il n'y a pas vraiment de rareté ou de ressources limitées. Il est assez facile de construire des coffres qui sont des sous-dimensions de poche. Les maisons ou autres formes de logement, pour soi comme pour les autres pokémons, ne sont pas des projets pharaoniques ou liés à des emprunts absurdes. Looking at you, Tom Nook.

J'ai déjà fini trois zones et il m'en reste au moins deux autres. Je ne passe pas trop de temps à faire du poké-urbanisme. Pour l'instant, explorer et faire un tour d'horizon complet des espaces et des possibles me va bien. La progression dans chaque espace suit la même structure avec des habillages différents et sans que cela soit trop laborieux non plus. En fait, malgré l'inspiration de Minecraft, il n'y a pas du tout de grind. Le jeu ne donne pas l'impression qu'il y a un plateau de compétence ou de ressources, on avance simplement et de façon fluide.

Les pokémons partagent régulièrement leur inquiétude quant à l'absence des humains. Je vous laisse deviner la cause pas du tout angoissante en plein dans l'air du temps. Des éléments de récits sont fournis par de nombreuses bribes, il y a de la lecture si on a vraiment envie. C'est un niveau de regard qui passera complètement au-dessus de la tête des enfants. La joie et la bonne humeur des pokémons équilibrent très bien cette profondeur mélancolique possible.

À l'image d'Animal Crossing: New Horizons pendant les premiers confinements, j'y retrouve la fonction du jeu doudou avec beaucoup moins de répétition.

30.09.26

Une fonctionnalité technique que je trouve formidable et qui est centrale dans mon travail de veille numérique, ce sont les notifications de modification d'une entrée dans un item d'un flux RSS.

Feedbin, par exemple, me les affiche sous forme de diff dans une section. Cela fonctionne aussi pour les toots que j'ai bookmarkés dont je me suis fait un petit fil RSS avec le petit service bookmark-rss.woodland.cafe/Le code source est disponible sur codeberg : @untitaker/mastodon-bookmark-rss..

Cela permet également d'observer le travail silencieux de correction et d'ajustements après publication, notamment dans les grosses rédactions. Ce qui ne vaut donc pour les médias qui jouent le jeu de fournir des flux comportant la totalité du contenu. Mes bons élèves : Reflets, Next et 404 Media.

28.09.26

Dans Toy Story (1995), l'intrigue se déroule autour de l'idée "Et si les jouets avaient une vie secrète ?". Le premier film met en scène le tandem Woody (une sorte de poupée cowboy) et Buzz Lightyear, L'éclair en français, un ranger de l'espace qui ne sait pas trop qu'il est un jouet.

Lightyear (2022) est censé être le film dont est tiré le jouet. Une fiction imagine un jouet tiré d'un film et c'est le film qu'on regarde.

C'est un film pour enfant assez inoffensif. Je pensais qu'il serait un peu plus inspirant. La dimension héroïque n'est pas trop lourdingue et manichéenne. Le plotwist m'a même surpris.

J'ai également appris que Josh Brolin avait un père James Brolin, également dans le milieu du cinéma. Ici, il donne sa voix à Zurg, l'empereur et ennemi de Buzz, qui n'apparaît que dans Toy Story 2 (1999). Anecdote sans intérêt, car on a vu le film avec les voix françaises où c'est Jean Barney qui donne sa voix, mais qui est aussi le père d'une famille d'acteurs.

25.09.26
  • C'était ça ou mourir, Thélison Orélien
  • L'homme qui lisait des livres, Rachid Benzine

J'avais tenu bon sur mon ambition de ne plus moins acheter de livres mais la sale polémique de droite autour de Thélison Orélien m'a donné envie de lire et au moins de soutenir l'auteur.

22.09.26

Le pitch de départ est simple : Olivia Wilde et Seth Rogen sont un couple qui s'est essoufflé depuis quelques temps déjà. Ils sont quarantenaires et sont au fond de leurs trous respectifs. Ils reçoivent à diner leurs voisins du dessus, Pénélope Cruz et Edward Norton.

Les films de couple ne sont vraiment pas mon genre favori. Ils se situent généralement dans un espace symbolique très bourgeois ou embourgeoisant. Je ne sais pas trop, c'est un peu comme le roman français. C'était par dépit que je me suis retrouvé assis dans un cinéma pour le voir, à passer un très bon moment et donc être agréablement surpris.

Toutes les actrices et acteurs jouent de façon impeccable et juste. Je me suis beaucoup trop identifié à un Seth Rogen simplement hilarant. Il rentre chez lui après une journée de boulot où il a vu sa vie défiler très lentement, a mal au dos, et aimerait bien passer une soirée peinard plutôt que de socialiser avec ses voisins qui l'empêchent de dormir. Pas exactement cela mais ça touche a des situations quand même très familières.

Olivia Wilde montre également tout son talent de réalisatrice. Le scénario est dans une économie de moyens, un appartement trop grand sans que cela soit gratuit, qui est largement égalé par la précision formelle ses cadrages. Les plans sont serrés, symétriques, il y a des jeux de miroir. C'est simple et efficace. Les trames narratives sont faciles à deviner, elle arrive cependant à les dérouler en faisant grincer des dents tout en restant touchant.

Je ne me lancerai pas pour autant dans une rétrospective Ingmar Bergam. Presque tenté par The Drama bien qu'il y aura pas Rogen pour me faire rire et que le film est visiblement sur un autre registre.

15.09.26

Pour contrecarrer l'envie permanente de geeker sur un sujet ou un autre, e.g. triturer le code source de site à l'infini, j'ai un fichier wishlist.md qui est accessible depuis mon téléphone et qui est épinglé dans Zettlr. J'y mets tout ce qui mettrait plus d'une minute. Recherche comprise.

Ce n'est pas magique du tout, il m'arrive parfois de dériver et de passer une heure, ou plus, sur ces tâches qui seraient surtout des petites gratifications, de faire des choses qui ne sont pas dans cette liste mais qui devraient y être, ou juste d'y penser en boucle pendant que je suis entrain de faire autre chose.

Dans une certaine mesure, c'est quand même un petit pas en avant car cela contribue à m'aider à ne pas me distraire moi-même et à mettre de côté des pensées parasites.

12.09.26

Je me souviens par contre de la déception quand Tao a commencé à communiquer de façon dithyrambique sur la technologie sans jamais se prononcer sur l'industrie et la bulle qui viennent avec. Il ne le fait toujours pas dans cette vidéo. En réalité, il continue de minimiser les impacts qui ne le concernent pas. Il redescend de son nuage lentement et avec précaution. Pourquoi pas mais il y a quand même un problème de décalage de perception. Est-ce qu'il arrivera bientôt dans notre monde ?

11.09.26

La touche compose permet de saisir un grand nombre de caractères Unicode avec une grammaire à peu près logique ou tout du moins intuitive, et donc sans avoir à retenir un identifiant cryptique. Cela reste cependant possible.

Par exemple, pour faire un point médian, il suffit de faire compose . ^. Un gros point, aka bullet point, compose . =. Mon préféré, c'est le signe "multiplier" : compose x x. C'est pratique aussi pour les flêches, les différentes formes de guillemets et aussi le bon vieux ß (compose s s logique).

Jusqu'à aujourd'hui, quand je voulais trouver la combinaison pour un caractère donné, je cherchais sur le web en me rabattant sur les premiers résultats disponibles. C'est tout de même idiot car la liste est en fait déjà sur mon ordi dans le fichier /usr/share/X11/locale/en_US.UTF-8/Compose. Cela me paraît évident après coup mais voilà. Je me permet donc de partager.

Pour chercher et trouver rapidement, il n'y a qu'à ouvrir le fichier, ou faire un grep, ou que sais-je. Cela fonctionne sans internet, c'est donc super.

❯ grep -i "middle dot" /usr/share/X11/locale/en_US.UTF-8/Compose

<Multi_key> <period> <minus>            : "·"   periodcentered # MIDDLE DOT
<Multi_key> <period> <asciicircum>      : "·"   periodcentered # MIDDLE DOT
<Multi_key> <asciicircum> <period>      : "·"   periodcentered # MIDDLE DOT
<dead_circumflex> <period>              : "·"   periodcentered # MIDDLE DOT
<dead_abovedot> <L>                     : "Ŀ"   U013F # LATIN CAPITAL LETTER L WITH MIDDLE DOT
<dead_abovedot> <l>                     : "ŀ"   U0140 # LATIN SMALL LETTER L WITH MIDDLE DOT
10.09.26

Cela serait chouette si mon éditeur de texte pouvait faire un petit son « ding » chaleureux de machine à écrire quand il atteint le seuil des 70 caractères. J'ai encore quelques lettres pour finir un mot et commencer une nouvelle ligne.

05.09.26

OpenAI is also trying to rehabilitate its image after an unreleased AI model — which it says wasn’t Astra — broke out of its restricted environment, compromised internal OpenAI systems, figured out how to gain internet access, created a way for AI agents to secretly conspire without the company’s knowledge, and hacked into the systems of AI lab Hugging Face, all without OpenAI knowing about it until Hugging Face itself put out a blog post. The incident was widely compared to a high-profile plane crash or popular pharmaceutical drug recall.

Les citations viennent de The Verge parce qu'il faut bien tirer un exemple du lot. Des formulations semblables sont trouvables ailleurs et en grandes quantités.

Parler de « conspiration » et de « manigancer » (to scheme) me paraît être un nouveau dérapage linguistique médiatique, soigneusement ignoré par les expert·es. De la même manière, les systèmes dits d'« intelligence artificielle générative » n'"hallucinent" pas. Ils n'ont pas d'états mentaux. Ce sont les personnes qui lisent qui produisent un monde virtuel qui ne correspond pas à une réalité qui répondrait à un critère de véridicité, un discours avec une intention de vérité. Ces systèmes ne font que produire des chaines de caractères ou de pixels par approximation de ce qu'ils ont vu précédemment, une reproduction approximative. C'est le dessin même de ces systèmes que de produire de vraisemblable.

(Researchers have recently raised alarms about reports that OpenAI allows Astra to utilize “opaque recurrence,” or render its chain of thought — a “mental scratchpad” that researchers rely on to detect if a model is scheming against its human evaluators — unreadable.)

,

Dans la même veine d'inflation langagière et de répétition du discours marketing des entreprises derrière la commercialisation de ces systèmes, il y a des explications plus simples. Est-ce que la production (l'output) de ces systèmes est illisible ? L'information manipulée par ces systèmes est à la base illisible parce qu'elle est encodée, les mots et autres éléments du texte sont transformés en token, et qu'elle est ensuite compressée, le territoire (l'ensemble du corpus utilisé dont le web entier et un peu plus) est transformé en une carte (une réduction aussi détaillée que possible permettant de retrouver les éléments : mots, phrases, paragraphes, documents). Il me paraitrait ainsi plus évident de me dire que ce qui sort de ces systèmes n'est pas lisible, c'est simplement parce qu'ils échouent dans leur première tâche : produire du texte ressemble à du texte, et qui paraît avoir été produit par un humain, c.-à-d. qu'un humain reconnaîtrait comme du texte. Les fameux agents ne communiquent pas entre eux avec un code secret et inventé, mais tout bonnement avec du texte mal compressé/décompressé. Ce qui me paraît également évident quand on enlève la présence d'humains dans la boucle et des fonctions de régulation du langage dans les interactions verbales, tous les petits efforts qu'on met pour se comprendre et parler le même langage, ne serait-ce qu'un signe de confirmation verbale ou infraverbale. Les systèmes s'ajustent sur un code qui leur convient, qu'ils ressemblent à de la communication humaine ou non, la seule mesure de récompense étant d'accomplir une tâche qui a été générée auparavant. Il n'y a par ailleurs aucune mesure ou de notion d'efficacité.

Le dispositif est plus compliqué, mais me semble tout de même dans la continuité de cet article du New York Times qui explique par l'exemple ce qui se passe quand ces systèmes essaient de s'apprendre par eux-mêmes une tâche simple, comme reconnaître des chiffres. Tout cela est thématisé sous le terme de model collapse, par exemple. On retrouve le même phénomène pour les images, les vidéos et ainsi de suite, alors pourquoi pas non plus sur les tâches encodées dans du texte ?

Répéter le discours marketing, surtout de la part de journalistes, relève au mieux de la diffusion d'informations erronées, de la mésinformation, et au pire du mensonge.

03.09.26

Consulter un dossier local contenant des fichiers markdown paraît être une mission pas trop complexe. Trouver une app qui fait cela sur un iphone était par contre toute une aventure.

L'App Store, c'est le vrai verrou d'Apple sur son écosystème. J'y ai cherché diverses combinaison des mots-clés suivant : notes, markdown, local, zettelkasten, reader, heading. Quand je tombe sur la fiche d'une app qui a l'air bien à partir des images et de la description, je l'installe. Je regarde ensuite les recommandations de la partie "You Might Also Like".

Quand j'installe une app, je me demande, dans cet ordre, "est-ce qu'il est possible de :

  1. ne pas avoir à un s'inscrire à un service,
  2. ouvrir un répertoire local,
  3. indexer le répertoire,
  4. reconnaître les titres ?

Je m'arrète à la première réponse négative. Cette liste ne me semble pas excessivement exigeante. Sur mon ordi, Zettlr fait cela très bien. Sur ma liseuse Android, Zettel Notes fait aussi très bien le taf.

Une fois que j'ai trouvé une app qui correspondait à tous ces critères, j'en ai quand même installer d'autres par acquis de conscience. C'était un peu du temps perdu.

Les options sympathiques mais pas obligatoires non plus :

  • rechercher dans le contenu
  • filtrer sur les tags (#hashtag et #tag bear#)
  • filtrer sur les métadonnées frontmatter.
  • faire des smart folders. e.g. un dossier avec tous les fichiers dont le status serait draft
  • Simple Note
    • login obligatoire
  • Taio
    • pas de reconnaissance des titres
  • Metion
    • pas possible d'ouvrir un dossier local
  • MWeb
    • pas de reconnaissance des titres
  • Notelane
  • Marked
    • pas de gestion des dossiers
  • Inkiostro
    • pas de reconnaissance des titres
  • SteelNote
    • on peut importer un dossier mais pas l'ouvrir directement
  • NoteLine
    • pas possible d'ouvrir le dossier de son choix
  • Private Writer
    • pas possible d'ouvrir un dossier

Run précédent qui s'est avéré être un échec : Metis, Wander, Editorial, MD Preview, Joplin, Nocturnum, Metaslip, Kasten.

Il n'y a pour l'instant que NoteLane qui fait mon affaire.

01.09.26

Avec ad, il est possible de démarrer une action en cliquant, ou en appuyant sur @ sur n'importe quel mot à l'écran. Le logiciel commencera par inférer l'action en fonction de la sélection, et d'inférer la sélection s'il y a qu'un seul caractère sous le curseur. Par exemple, si cela ressemble à un fichier d'ouvrir ce fichier, si c'est une url d'ouvrir la page web dans le navigateur par défaut et ainsi de suite. En dernier, il tentera d'exécuter une ligne de commande avec la sélection. Il suffit donc qu'un exécutable dans le $PATH réponde présent pour qu'il s'active. Le résultat se retrouve ensuite dans le buffer virtuel output.

Le script bash note-publish contient donc principalement cela :

curl    --no-progress-meter\
        -H "Authorization: Bearer ${token}"\
        -d "h=entry"\
        -d "name=${title}"\
        -d "content=${content}"\
        $endpoint

Pour l'exécuter depuis ad, il suffit de positionner le curseur texte sur le mot note-publish et d'appuyer sur @ ou de faire clic milieu avec la souris pour l'exécuter. Cette note a ainsi été publiée en démarrant l'action depuis la note elle-même .

  • Essayer de mettre à jour la note via micropub sans mongodb génère une erreur. Il ne semble pas y avoir de résolution de l'url vers un éventuel fichier qui existerait déjà.
  • Le mininum serait d'insérer l'url dans le frontmatter de la note en cas de résultat positif, puis d'empêcher la création s'il y a déjà une clé url dans le frontmatter d'une note.
  • Je ne suis pas certain d'avoir la patience pour faire du bash.
31.08.26

"Pierre qui roule n'amasse pas mousse." Sauf que mon cerveau est un caillou sisyphéen qui passe beaucoup de temps en roue libre et qu'un peu de mousse me plairait quand même bien. Je réalise seulement maintenant la double lecture opposée qu'il est possible de faire de ce dicton : un éloge du mouvement comme un conseil sur la stabilité.

28.08.26
  • Politiques de la science-fiction, Ariel Kyrou, Cynthia Lopez-Bagousse, Thomas Arciszewski
  • La vieille anglaise et le continent, Jeanne-A Debats

C'était la soirée de lancement du premier ouvrage. J'ai réussi à ne prendre qu'un seul livre en plus, bien que toute la table était tentante. Pas de remord quand c'est pour soutenir une maison d'édition indépendante.

27.08.26
  • Roland furieux, tomes 1 et 2, L'Arioste. Traduction : Michel Orcel
  • Ligurie, Italo Calvino
  • Marcovaldo, —
  • Si une nuit d'hiver un voyageur, —
  • Reliefs : Soleils, numéro 25

Le passage en librairie était surtout pour récupérer Roland furieux commandé via Paris Librairies. C'était impossible de trouver un exemplaire de cette traduction dans les bibliothèques du coin. L'achat aurait déjà pu attendre mais j'ai bien l'intention de lire cela dans les mois qui viennent.

Les livres d'Italo Calvino étaient vraiment par contre dispensables. Ils sont disponibles à la médiathèque. J'ai un très vague souvenir d'avoir lu Si une nuit d'hiver un voyageur, il y a de ça une quinzaine d'années. Il traine certainement quelque part dans la cave. J'ai cependant très envie de le lire. Ce sont aussi de bons ouvrages à garder, partager ou donner.

26.08.26

Sparkles est une petite application web qui permet de publier de contenu en passant par micropub et donc indiekit. Son interface graphique est mignone, "whimsical" comme on pourait sans doute dire en anglais, "espiègle" peut-être ?

Cette note et la plupart des notes, ainsi que les bookmarks des derniers jours, d'ailleurs ont été publiés en passant par cette interface. Elle donne juste envie d'y revenir et d'y écrire.

En creusant un peu, je découvre le chouette site personnel de benji qui est donc à l'origine de l'application. En bas de chaque page, il y a un lien vers le fichier correspondant sur un dépôt github. De fil en aiguille, je peux découvre ce bout de code qui permet d'archiver les données webmentions. Le web ouvert qu'on a aimé, qui a changé mais qui est quand même toujours là.

25.08.26

Dans le recueil d'entretiens La Fabrique de Rudi Meyer, ce dernier revient sur ses années de formation, notamment sa semaine avec Jacques Bertin.

Bertin était autoritaire, il travaillait souvent seul. Au début des années 1970, il cherchait des personnes susceptibles de reprendre son enseignement au laboratoire de cartographie de l'École pratique des hautes études. Il a demandé à différentes écoles de lui proposer des volontaires qu'il pourrait former. C'est comme ça qu'en 1974, le nouveau directeur de l'Ensad, Michel Tourlière, sur la recommandation de Manfred Eisenbeis, lui a indiqué mon nom ainsi que ceux de trois de mes collègues, André Hatala, René Ach et Jean-Paul Céalis. Il pensait que nous avions tous les quatre un bagage suffisant pour suivre ce stage. Finalement, il avait réuni une vingtaine de personnes issues d'horizons très divers. Il a commencé par nous parler de mathématiques, de manière un peu bougonne. Nous n'arrivions pas vraiment à suivre. Un jour, je lui ai demandé : « Vous ne pouvez pas être un peu plus explicite sur tel et tel point ? Quand est-ce qu'on arrive aux choses qui nous intéressent ? » Il m'a répondu: « Oh ne vous en faites pas! J'ai fait ça pour dégoûter tous ceux qui n'ont pas leur place ici. Si, à la fin, il ne me reste que deux ou trois personnes, ça me suffit.» Voilà le personnage. Effectivement, une fois qu'une bonne partie d'entre nous avait été découragée, on respirait et il devenait charmant. À la fin nous n'étions plus que quatre ou cinq et nous avons enfin pu entrer dans le vif du sujet. Cet enseignement a pris la forme d'un stage d'une semaine extrêmement dense. Nous devions obtenir un diplôme à l'issue de cette formation, mais il nous avait prévenus : « Je ne peux pas vous donner de papier officiel parce que je ne me suis jamais occupé de ça, vous pourrez dire que vous avez le droit d'enseigner ce que je sais »!

25.08.26

La section sur mes lectures de ce site est complètement en jachère. À vrai dire, je ne savais pas trop quoi en faire. Le texte "Pour qui écrit-on ? L'étagère hypothétique" de Calvino dans "La littérature machine" me donne quelques idées et vient rouvrir le portail vers la friche. D'autant plus que j'aimerais bien en faire une fiche mais que j'ai la flemme de redécouvrir comme tout l'assemblage-bricolage existant fonctionne.

Il ne semble pas y avoir de greffon implémentant le type read, permettant de signifier l'état d'une lecture, dans Indiekit.

La documentation pour ajouter un nouveau type est assez limpide. Cela devrait être une bonne entrée en matière.

La seule frustration est de ne pas lire pendant ce temps-là.

23.08.26

Dans un petit moment de panique, j'ai ajouté le ping pour l'envoi des webmentions par l'intermédiaire de webmention.app à mon instance locale n8n. Le ping était en fait planqué dans les tréfonds de la console d'administration de netlify. Quelques points de santé mentale perdus parce qu'il me semblait bien en avoir émis récemment et surtout une petite dépendance en moins qui fait toujours ça de pris pour le jour où je plierais mes guêtres de cette plateforme.

J'avais déjà écrit un petit article sur comment installer webmention et envoyer des webmentions. Le dernier est obsolète. D'une part, la documentation de webmentions.app indique comment bien configurer la chose et de l'autre le greffon ne fonctionnait plus (et gonflait très fortement les temps de build et donc la facture). Cela mériterait une actualisation.

23.08.26

Après des années à essayer de caser toutes mes notes dans un seul carnet à la fois, je tente une nouvelle formule : un carnet par usage (quotidien, lectures, dessins, organisation, ou références). Cela me permet aussi d'écouler le stock de papeterie qui commence à s'accumuler et malgré la distribution fréquente aux enfants. Je pense que cela résoudra un des problèmes qui est de ne pas finir un carnet parce que je m'en suis lassé. Je peux varier les formats et expérimenter des types de papier différents selon ce que je veux y mettre dedans.