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C'était ça ou mourir (2026)
exil
Sans la controverse raciste propulsée par Pangram, je n'aurais certainement pas lu cet ouvrage tel quel : je ne suis pas du tout l'actualité littéraire, c'est un grand format et la maison d'édition fait partie de la bollosphère.
On y retrouve le récit haletant de la longue marche de Jonas Dorléan à travers les continents américains. C'est un ouvrage où chacun met du sien. Le personnage principal n'est pas un faire valoir de l'auteur, il ressemble beaucoup plus à l'image composite de ces figures oubliées de l'exil, des diasporas et de l'expatriation. Je m'y suis personnellement retrouvé dans la mesure où j'ai pu y mettre tous les récits de première main qui ne seront jamais écrits.
Sur la forme, c'est ma came, mais je peux comprendre que cette proximité avec l'oralité et la poésie peut déplaire et rebuter. La parole dans une langue qui se cherche, ça me parle. Il y a des fulgurances, qui brillent sans éterniser. On sent le travail de concision, de choix des mots, qui sonnent justes et forts sans pour autant partir dans un emballement lyrique.
La structure ressemble peut-être un peu trop à un tunnel, bien qu'il s'agisse, après tout, littéralement, d'une histoire d'un long déplacement linéaire. Chaque chapitre correspond à une thématique qui est développée en quelques pages soigneusement cloisonnées. Problématique qui n'est pas restreinte à ce livre, mais partagée dans de nombreux ouvrages contemporains qui donnent l'impression de suivre le cheminement d'une partie de jeu de rôle solitaire. Ici, c'est qu'on imagine facilement l'itinéraire en forme de points sur une carte.
Pour une critique littéraire, j'ai trouvé celle de Manuel Cervera-Marzal pour Hors-série pondérée.
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