notes
Je me souviens par contre de la déception quand Tao a commencé à communiquer de façon dithyrambique sur la technologie sans jamais se prononcer sur l'industrie et la bulle qui viennent avec. Il ne le fait toujours pas dans cette vidéo. En réalité, il continue de minimiser les impacts qui ne le concernent pas. Il redescend de son nuage lentement et avec précaution. Pourquoi pas mais il y a quand même un problème de décalage de perception. Est-ce qu'il arrivera bientôt dans notre monde ?
La touche compose permet de saisir un grand nombre de caractères Unicode avec une grammaire à peu près logique ou tout du moins intuitive, et donc sans avoir à retenir un identifiant cryptique. Cela reste cependant possible.
Par exemple, pour faire un point médian, il suffit de faire compose . ^. Un gros point, aka bullet point, compose . =.
Mon préféré, c'est le signe "multiplier" : compose x x. C'est pratique aussi pour les flêches, les différentes formes de guillemets et aussi le bon vieux ß (compose s s logique).
Jusqu'à aujourd'hui, quand je voulais trouver la combinaison pour un caractère donné, je cherchais sur le web en me rabattant sur les premiers résultats disponibles.
C'est tout de même idiot car la liste est en fait déjà sur mon ordi dans le fichier /usr/share/X11/locale/en_US.UTF-8/Compose.
Cela me paraît évident après coup mais voilà.
Je me permet donc de partager.
Pour chercher et trouver rapidement, il n'y a qu'à ouvrir le fichier, ou faire un grep, ou que sais-je. Cela fonctionne sans internet, c'est donc super.
❯ grep -i "middle dot" /usr/share/X11/locale/en_US.UTF-8/Compose
<Multi_key> <period> <minus> : "·" periodcentered # MIDDLE DOT
<Multi_key> <period> <asciicircum> : "·" periodcentered # MIDDLE DOT
<Multi_key> <asciicircum> <period> : "·" periodcentered # MIDDLE DOT
<dead_circumflex> <period> : "·" periodcentered # MIDDLE DOT
<dead_abovedot> <L> : "Ŀ" U013F # LATIN CAPITAL LETTER L WITH MIDDLE DOT
<dead_abovedot> <l> : "ŀ" U0140 # LATIN SMALL LETTER L WITH MIDDLE DOT
Cela serait chouette si mon éditeur de texte pouvait faire un petit son « ding » chaleureux de machine à écrire quand il atteint le seuil des 70 caractères. J'ai encore quelques lettres pour finir un mot et commencer une nouvelle ligne.
OpenAI is also trying to rehabilitate its image after an unreleased AI model — which it says wasn’t Astra — broke out of its restricted environment, compromised internal OpenAI systems, figured out how to gain internet access, created a way for AI agents to secretly conspire without the company’s knowledge, and hacked into the systems of AI lab Hugging Face, all without OpenAI knowing about it until Hugging Face itself put out a blog post. The incident was widely compared to a high-profile plane crash or popular pharmaceutical drug recall.
Les citations viennent de The Verge parce qu'il faut bien tirer un exemple du lot. Des formulations semblables sont trouvables ailleurs et en grandes quantités.
Parler de « conspiration » et de « manigancer » (to scheme) me paraît être un nouveau dérapage linguistique médiatique, soigneusement ignoré par les expert·es. De la même manière, les systèmes dits d'« intelligence artificielle générative » n'"hallucinent" pas. Ils n'ont pas d'états mentaux. Ce sont les personnes qui lisent qui produisent un monde virtuel qui ne correspond pas à une réalité qui répondrait à un critère de véridicité, un discours avec une intention de vérité. Ces systèmes ne font que produire des chaines de caractères ou de pixels par approximation de ce qu'ils ont vu précédemment, une reproduction approximative. C'est le dessin même de ces systèmes que de produire de vraisemblable.
(Researchers have recently raised alarms about reports that OpenAI allows Astra to utilize “opaque recurrence,” or render its chain of thought — a “mental scratchpad” that researchers rely on to detect if a model is scheming against its human evaluators — unreadable.)
Dans la même veine d'inflation langagière et de répétition du discours marketing des entreprises derrière la commercialisation de ces systèmes, il y a des explications plus simples. Est-ce que la production (l'output) de ces systèmes est illisible ? L'information manipulée par ces systèmes est à la base illisible parce qu'elle est encodée, les mots et autres éléments du texte sont transformés en token, et qu'elle est ensuite compressée, le territoire (l'ensemble du corpus utilisé dont le web entier et un peu plus) est transformé en une carte (une réduction aussi détaillée que possible permettant de retrouver les éléments : mots, phrases, paragraphes, documents). Il me paraitrait ainsi plus évident de me dire que ce qui sort de ces systèmes n'est pas lisible, c'est simplement parce qu'ils échouent dans leur première tâche : produire du texte ressemble à du texte, et qui paraît avoir été produit par un humain, c.-à-d. qu'un humain reconnaîtrait comme du texte. Les fameux agents ne communiquent pas entre eux avec un code secret et inventé, mais tout bonnement avec du texte mal compressé/décompressé. Ce qui me paraît également évident quand on enlève la présence d'humains dans la boucle et des fonctions de régulation du langage dans les interactions verbales, tous les petits efforts qu'on met pour se comprendre et parler le même langage, ne serait-ce qu'un signe de confirmation verbale ou infraverbale. Les systèmes s'ajustent sur un code qui leur convient, qu'ils ressemblent à de la communication humaine ou non, la seule mesure de récompense étant d'accomplir une tâche qui a été générée auparavant. Il n'y a par ailleurs aucune mesure ou de notion d'efficacité.
Le dispositif est plus compliqué, mais me semble tout de même dans la continuité de cet article du New York Times qui explique par l'exemple ce qui se passe quand ces systèmes essaient de s'apprendre par eux-mêmes une tâche simple, comme reconnaître des chiffres. Tout cela est thématisé sous le terme de model collapse, par exemple. On retrouve le même phénomène pour les images, les vidéos et ainsi de suite, alors pourquoi pas non plus sur les tâches encodées dans du texte ?
Répéter le discours marketing, surtout de la part de journalistes, relève au mieux de la diffusion d'informations erronées, de la mésinformation, et au pire du mensonge.
Consulter un dossier local contenant des fichiers markdown paraît être une mission pas trop complexe. Trouver une app qui fait cela sur un iphone était par contre toute une aventure.
L'App Store, c'est le vrai verrou d'Apple sur son écosystème. J'y ai cherché diverses combinaison des mots-clés suivant : notes, markdown, local, zettelkasten, reader, heading. Quand je tombe sur la fiche d'une app qui a l'air bien à partir des images et de la description, je l'installe. Je regarde ensuite les recommandations de la partie "You Might Also Like".
Quand j'installe une app, je me demande, dans cet ordre, "est-ce qu'il est possible de :
- ne pas avoir à un s'inscrire à un service,
- ouvrir un répertoire local,
- indexer le répertoire,
- reconnaître les titres ?
Je m'arrète à la première réponse négative. Cette liste ne me semble pas excessivement exigeante. Sur mon ordi, Zettlr fait cela très bien. Sur ma liseuse Android, Zettel Notes fait aussi très bien le taf.
Une fois que j'ai trouvé une app qui correspondait à tous ces critères, j'en ai quand même installer d'autres par acquis de conscience. C'était un peu du temps perdu.
Les options sympathiques mais pas obligatoires non plus :
- rechercher dans le contenu
- filtrer sur les tags (
#hashtaget#tag bear#) - filtrer sur les métadonnées frontmatter.
- faire des smart folders. e.g. un dossier avec tous les fichiers dont le
statusseraitdraft
- Simple Note
- login obligatoire
- Taio
- pas de reconnaissance des titres
- Metion
- pas possible d'ouvrir un dossier local
- MWeb
- pas de reconnaissance des titres
- Notelane
- Marked
- pas de gestion des dossiers
- Inkiostro
- pas de reconnaissance des titres
- SteelNote
- on peut importer un dossier mais pas l'ouvrir directement
- NoteLine
- pas possible d'ouvrir le dossier de son choix
- Private Writer
- pas possible d'ouvrir un dossier
Run précédent qui s'est avéré être un échec : Metis, Wander, Editorial, MD Preview, Joplin, Nocturnum, Metaslip, Kasten.
Il n'y a pour l'instant que NoteLane qui fait mon affaire.
Avec ad, il est possible de démarrer une action en cliquant, ou en appuyant sur @ sur n'importe quel mot à l'écran.
Le logiciel commencera par inférer l'action en fonction de la sélection, et d'inférer la sélection s'il y a qu'un seul caractère sous le curseur.
Par exemple, si cela ressemble à un fichier d'ouvrir ce fichier, si c'est une url d'ouvrir la page web dans le navigateur par défaut et ainsi de suite.
En dernier, il tentera d'exécuter une ligne de commande avec la sélection.
Il suffit donc qu'un exécutable dans le $PATH réponde présent pour qu'il s'active.
Le résultat se retrouve ensuite dans le buffer virtuel output.
Le script bash note-publish contient donc principalement cela :
curl --no-progress-meter\
-H "Authorization: Bearer ${token}"\
-d "h=entry"\
-d "name=${title}"\
-d "content=${content}"\
$endpoint
Pour l'exécuter depuis ad, il suffit de positionner le curseur texte sur le mot note-publish et d'appuyer sur @ ou de faire clic milieu avec la souris pour l'exécuter.
Cette note a ainsi été publiée en démarrant l'action depuis la note elle-même .
- Essayer de mettre à jour la note via micropub sans mongodb génère une erreur. Il ne semble pas y avoir de résolution de l'url vers un éventuel fichier qui existerait déjà.
- Le mininum serait d'insérer l'url dans le frontmatter de la note en cas de résultat positif, puis d'empêcher la création s'il y a déjà une clé
urldans le frontmatter d'une note. - Je ne suis pas certain d'avoir la patience pour faire du
bash.
"Pierre qui roule n'amasse pas mousse." Sauf que mon cerveau est un caillou sisyphéen qui passe beaucoup de temps en roue libre et qu'un peu de mousse me plairait quand même bien. Je réalise seulement maintenant la double lecture opposée qu'il est possible de faire de ce dicton : un éloge du mouvement comme un conseil sur la stabilité.
- Politiques de la science-fiction, Ariel Kyrou, Cynthia Lopez-Bagousse, Thomas Arciszewski
- La vieille anglaise et le continent, Jeanne-A Debats
C'était la soirée de lancement du premier ouvrage. J'ai réussi à ne prendre qu'un seul livre en plus, bien que toute la table était tentante. Pas de remord quand c'est pour soutenir une maison d'édition indépendante.
- Roland furieux, tomes 1 et 2, L'Arioste. Traduction : Michel Orcel
- Ligurie, Italo Calvino
- Marcovaldo, —
- Si une nuit d'hiver un voyageur, —
- Reliefs : Soleils, numéro 25
Le passage en librairie était surtout pour récupérer Roland furieux commandé via Paris Librairies. C'était impossible de trouver un exemplaire de cette traduction dans les bibliothèques du coin. L'achat aurait déjà pu attendre mais j'ai bien l'intention de lire cela dans les mois qui viennent.
Les livres d'Italo Calvino étaient vraiment par contre dispensables. Ils sont disponibles à la médiathèque. J'ai un très vague souvenir d'avoir lu Si une nuit d'hiver un voyageur, il y a de ça une quinzaine d'années. Il traine certainement quelque part dans la cave. J'ai cependant très envie de le lire. Ce sont aussi de bons ouvrages à garder, partager ou donner.
Sparkles est une petite application web qui permet de publier de contenu en passant par micropub et donc indiekit. Son interface graphique est mignone, "whimsical" comme on pourait sans doute dire en anglais, "espiègle" peut-être ?
Cette note et la plupart des notes, ainsi que les bookmarks des derniers jours, d'ailleurs ont été publiés en passant par cette interface. Elle donne juste envie d'y revenir et d'y écrire.
En creusant un peu, je découvre le chouette site personnel de benji qui est donc à l'origine de l'application. En bas de chaque page, il y a un lien vers le fichier correspondant sur un dépôt github. De fil en aiguille, je peux découvre ce bout de code qui permet d'archiver les données webmentions. Le web ouvert qu'on a aimé, qui a changé mais qui est quand même toujours là.
Dans le recueil d'entretiens La Fabrique de Rudi Meyer, ce dernier revient sur ses années de formation, notamment sa semaine avec Jacques Bertin.
Bertin était autoritaire, il travaillait souvent seul. Au début des années 1970, il cherchait des personnes susceptibles de reprendre son enseignement au laboratoire de cartographie de l'École pratique des hautes études. Il a demandé à différentes écoles de lui proposer des volontaires qu'il pourrait former. C'est comme ça qu'en 1974, le nouveau directeur de l'Ensad, Michel Tourlière, sur la recommandation de Manfred Eisenbeis, lui a indiqué mon nom ainsi que ceux de trois de mes collègues, André Hatala, René Ach et Jean-Paul Céalis. Il pensait que nous avions tous les quatre un bagage suffisant pour suivre ce stage. Finalement, il avait réuni une vingtaine de personnes issues d'horizons très divers. Il a commencé par nous parler de mathématiques, de manière un peu bougonne. Nous n'arrivions pas vraiment à suivre. Un jour, je lui ai demandé : « Vous ne pouvez pas être un peu plus explicite sur tel et tel point ? Quand est-ce qu'on arrive aux choses qui nous intéressent ? » Il m'a répondu: « Oh ne vous en faites pas! J'ai fait ça pour dégoûter tous ceux qui n'ont pas leur place ici. Si, à la fin, il ne me reste que deux ou trois personnes, ça me suffit.» Voilà le personnage. Effectivement, une fois qu'une bonne partie d'entre nous avait été découragée, on respirait et il devenait charmant. À la fin nous n'étions plus que quatre ou cinq et nous avons enfin pu entrer dans le vif du sujet. Cet enseignement a pris la forme d'un stage d'une semaine extrêmement dense. Nous devions obtenir un diplôme à l'issue de cette formation, mais il nous avait prévenus : « Je ne peux pas vous donner de papier officiel parce que je ne me suis jamais occupé de ça, vous pourrez dire que vous avez le droit d'enseigner ce que je sais »!
La section sur mes lectures de ce site est complètement en jachère. À vrai dire, je ne savais pas trop quoi en faire. Le texte "Pour qui écrit-on ? L'étagère hypothétique" de Calvino dans "La littérature machine" me donne quelques idées et vient rouvrir le portail vers la friche. D'autant plus que j'aimerais bien en faire une fiche mais que j'ai la flemme de redécouvrir comme tout l'assemblage-bricolage existant fonctionne.
Il ne semble pas y avoir de greffon implémentant le type read, permettant de signifier l'état d'une lecture, dans Indiekit.
La documentation pour ajouter un nouveau type est assez limpide. Cela devrait être une bonne entrée en matière.
La seule frustration est de ne pas lire pendant ce temps-là.
Dans un petit moment de panique, j'ai ajouté le ping pour l'envoi des webmentions par l'intermédiaire de webmention.app à mon instance locale n8n. Le ping était en fait planqué dans les tréfonds de la console d'administration de netlify. Quelques points de santé mentale perdus parce qu'il me semblait bien en avoir émis récemment et surtout une petite dépendance en moins qui fait toujours ça de pris pour le jour où je plierais mes guêtres de cette plateforme.
J'avais déjà écrit un petit article sur comment installer webmention et envoyer des webmentions. Le dernier est obsolète. D'une part, la documentation de webmentions.app indique comment bien configurer la chose et de l'autre le greffon ne fonctionnait plus (et gonflait très fortement les temps de build et donc la facture). Cela mériterait une actualisation.
Après des années à essayer de caser toutes mes notes dans un seul carnet à la fois, je tente une nouvelle formule : un carnet par usage (quotidien, lectures, dessins, organisation, ou références). Cela me permet aussi d'écouler le stock de papeterie qui commence à s'accumuler et malgré la distribution fréquente aux enfants. Je pense que cela résoudra un des problèmes qui est de ne pas finir un carnet parce que je m'en suis lassé. Je peux varier les formats et expérimenter des types de papier différents selon ce que je veux y mettre dedans.