donner une nouvelle chance à Obsidian
24.09.26 · dernière modification : 24.09.26
écriture numérique, éditeurs de texte
Zettlr commence à montrer des petits signes de faiblesse avec la croissance du volume de brouillons et de notes dans le même répertoire.
C'est avant tout un logiciel d'édition (académique), je suppose qu'avoir un répertoire avec des centaines de fichiers n'était pas prévu au programmeLe sélecteur de fichiers Gnome/Nautilus qui s'ouvre, parfois, quand je veux créer un nouveau fichier, rame aussi comme pas possible..
S'il y a bien un écran de configuration pour fonctionner en Zettelkasten
Un terme qui ne me convient pas et sur lequel j'aimerais revenir un jour ou l'autre.
, il s'agit surtout de définir la méthode pour générer les noms de fichiers et le comportement des wikilinks, les références vers d'autres fichiers avec une syntaxe [[identifiant de la page]] plutôt qu'un hyperlien classique [titre](url).
C'était une bonne excuse pour donner une nouvelle chance au très — trop ? — populaire Obsidian. Il y a presque cinq ans j'y avais déjà fait un tour, mais c'était un usage très performatif qui n'avait duré seulement une petite poignée de mois.
Ma principale méfiance vis-à-vis de ce logiciel est qu'il est également dans le giron de certaines communautés fondues de systèmes génératifs de texte. Le logiciel est également en JavaScript et sa modularité permet un très foisonnant écosystème de greffons. L'inconvénient étant donc qu'une quantité considérable de ces ajouts sont à leur produite avec des générateurs de code. C'est du lua, mais j'avais exactement la même source de soucis avec neovim. Il y a un travail de tri et de vigilance pour ne pas se retrouver avec des morceaux de logiciel complètement avariés.
Mon usage de quelques jours m'a convaincu que c'était néanmoins un bon outil d'appoint qui ses qualités quand il s'agit d'organiser mes écrits et de rédiger. Il y a des usages où il ne me convient pas et il impose ses propres normes de façon parfois rigide (par exemple les tags ne peuvent pas être plusieurs mots). Je ne cherche pas un logiciel absolu, mais un outil d'appoint que je pourrais abandonner rapidement sans perdre en capacités ou avec un coût de transition minime. Faire avec ces défauts me convient donc très bien en me forçant à ne pas trop m'y attacher.
Voici les quelques greffons qui font que le logiciel complémente bien ma boîte à outils d'écriture numérique.
Front Matter Title permets de prendre en compte les titres définis dans l'entête frontmatter ainsi que ceux qui sont définis directement en Markdown (# h1).
C'est mon plus gros grief avec la version à nue d'Obsidian : les titres et les noms de fichiers ne font qu'un.
Le greffon fonctionne à peu près avec l'interface native d'Obsidian, mais assez mal avec les autres greffons dont j'en soupçonne certains d'implémenter une fonctionnalité similaire à leur sauce et sans concertation.
Pandoc Reference List permets de citer rapidement des documents indexés dans Zotero avec le greffon better bibtex. Ce dernier est un passage obligé pour l'interopérabilité avec d'autres logiciels, dont Zettlr. L'ajout de la liste des documents cités dans le format académique de son choix dans le panneau de droite ajoute un peu de confort.
Recent Notes permets d'avoir une liste organisée par jour des dernières notes modifiées. C'est une liste que je peux déjà avoir facilement en ligne de commande avec zk mais c'est une bonne manière de revenir sur ses pas ou de se remettre sur le bon chemin après un égarement attentionnel.
Sans ces trois greffons, Obsidian ne s’intégrerait pas vraiment à mon quotidien et j'aurais remis le logiciel dans sa boîte.
Parmi mes essais, j'en laisse quelques-uns qui sont sympathiques, mais dont je pourrais me passer sans regret, parce qu'ils ne fonctionneraient plus ou parce que j'aurais un doute sur l'orientation politique des personnes derrière le rideau.
Doomscroll affiche un échantillon aléatoire des notes sous forme de flux, comme sur Mastodon ou Twitter. J'aime bien me remettre sous les yeux de vieilles notes. Ça donne parfois de nouvelles idées. Ça donne parfois l'envie de compléter ou de développer une idée laissée en plan. Ça permet aussi surtout de supprimer et de faire du ménage. Je peux déjà le faire en ligne de commande, mais pourquoi pas. L'idée étant de créer du hasard, c'est toujours bon à prendre.
External links affiche les hyperliens contenus dans un fichier dans le panneau de droite. Cela serait un peu mieux si les titres, et d'autres métadonnées, étaient rapatriés et affichés. Je suppose que ce n’est pas vraiment possible avec l'état actuel du web où tout ce qui ressemble de près ou de loin à une automatisation est exfiltré à vue.
👋
📣
🕵️
📜
🌈